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2011-2012

NOMBRE DE CHAMBRES UTILISÉES

12

DURÉE DU PROJET

12 MOIS

OBJECTIFS

Étudier et comprendre l’impact des changements climatiques et des évènements climatiques extrêmes sur un écosystème prairial de moyenne montagne en analysant les cycles de carbone et de l’eau de ces derniers en continu sur plus deux ans.

Événement climatique extrême estival dans le futur : impact sur les flux nets de CO2 et d’eau d’une prairie de montagne

Conséquences

Les événements climatiques extrêmes devraient être plus fréquents et plus intenses dans quelques décennies, mais ils se produiront également dans un contexte climatique différent du contexte actuel.  A l’Ecotron de Montpellier, nous avons étudié la réponse de monolithes de prairie intacts (1m², 60 cm de profondeur) prélevés dans une prairie de plateau du Massif Central français. La première année, les prairies ont été acclimatées aux conditions climatiques moyennes des années autour de 2050 (+ 4 °C et – 56 mm pour les précipitations d’été). La deuxième année, le même climat a été maintenu, mais dans la moitié des unités expérimentales, nous avons imposé une sécheresse et une vague de chaleur estivales (réduction de 50 % des précipitations pendant un mois, puis de 100 % pendant deux semaines avec une augmentation de 3,4 °C des températures). Un traitement au CO2 (520 vs 380 µmol/mol/mol) a été croisé avec le traitement climatique.

Les flux nets de CO2 ont été mesurés en continu pendant la deuxième année de l’expérience. L’événement climatique extrême a induit une sénescence totale de la canopée quel que soit le traitement au CO2. L’effet interactif de l’élévation du CO2 avec le traitement de la sécheresse était significatif au début de la sécheresse et particulièrement important à l’automne après la période de récupération, avec une photosynthèse nette deux fois plus élevée dans le traitement (climat extrême + CO2) que dans le contrôle. Intégré sur l’année, le niveau élevé de CO2 a totalement amorti l’impact de l’événement climatique extrême sur les échanges nets de CO2. Ces résultats sont discutés avec les données sur l’évapotranspiration et l’humidité du sol.

Les chercheurs

Jacques Roy ; Damien Landais ; Clément Piel ; Christophe Escape ; Sebastien Devidal ; Olivier Ravel ; Philippe Didier; Angela Augusti; Jean François Soussana; Catherine Picon Cochard; Florence Volaire; Michael Bahn

Publications

Roy, J., Picon-Cochard, C., … Soussana, J.-F. (2016). Elevated CO2 maintains grassland net carbon uptake under a future heat and drought extreme. PNAS, 113, 6224–6229.

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Volaire, F., Morvan-Bertrand, A., … Picon-Cochard, C. (2020). The resilience of perennial grasses under two climate scenarios is correlated with carbohydrate metabolism in meristems. Journal of Experimental Botany, 71(1), 370–385. 

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